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23/10/2008

Au cœur de la ZUP de Blois, Eric Lacroix, principal du collège François Rabelais

Après vingt années passées à enseigner, à 47 ans Eric Lacroix atterrit au collège François Rabelais (280 élèves), situé au cœur de la ZUP de Blois. L’établissement n’a pas franchement la côte. Enfants et parents regrettent l’assimilation avec la cité voisine, qui renvoie à un stéréotype d’échec. « Le collège était synonyme d’échec personnel pour la jeunesse du quartier qui y voyait la faillite de l’Etat en tant qu’espace de relégation »  constatait, le nouveau principal. Alors, il s’est battu pour tordre le cou à ces préjugés. Et son passage chez les scouts lui a été utile pour changer l’image de Rabelais. « Chez les scouts, on apprend la valeur du don de soi, du travail d’équipe ». Des notions qu’il a mises en pratique. « La problématique était redoutable : élèves, personnels et parents se sentaient dévalorisés par leur appartenance au collège » ajoute l’ex professeur certifié d’histoire. Il parvient à convaincre les élèves, en les incitant à travailler avec les futurs ingénieurs de l’école nationale supérieure de la nature et du paysage ou en finançant une sortie scolaire par an et par niveau. Usant, comme du temps où il était chez les scouts, de sanctions quand il le faut. « Nos vrais alliés ont été les élèves, qui ont adhéré majoritairement à ce projet collectif de valorisation de leur potentiel. Lors de leur réussite au Brevet des Collèges, il a été rappelé aux plus grands qu’ils avaient une responsabilité particulière dans l’image du collège et, plus largement du quartier ». Il remobilise l’équipe éducative, déroutée par le turn-over des personnels de direction, peu enclins à faire carrière ici. « Instituteur en zone rurale ou dans des quartiers difficile, j’ai mis à profit cette double expérience pour restaurer la confiance avec les enseignants, tout en gardant en tête les contraintes pédagogiques du métier ». Et ça marche ! « En 2005, le taux de réussite au brevet des collèges dépassait à peine les 50%. Aujourd’hui, il se situe à 67% ». Le « climat social » s’est amélioré. Les professeurs retrouvent le plaisir d’enseigner, les élèves celui d’apprendre. Pour les parents, Rabelais est un collège où l’on peut y poursuivre de brillantes études.

Gilles Carvoyeur

 

 

Commentaires

nique ta mere en force la zup de blois et nique les profs et les cours

Écrit par : grancor | 20/08/2009

ptdr pete de rire mdr

Écrit par : jordan | 15/01/2012

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Écrit par : jordan | 15/01/2012

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Écrit par : jordan | 15/01/2012

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