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28/11/2008

La crise a t-elle bon dos ou bien s'agit il d'un mouvement de désindustrialisation plus profond ? Petit tour d' horizon en Bourgogne

Unilever qui ferme deux de ses trois usines Amora-Maille en Bourgogne et c’est tout un symbole industriel qui disparaît, après Hoover et la Seita, deux autres grands établissements industriels de Dijon qui avaient mis la clé sous la porte dans les années 90. Et qui confirme une tendance : celle de la désindustrialisation de la Bourgogne, mouvement entamé dans les années 70 - 80 (avec le retrait de Rhône Poulenc à Clamecy dans la Nièvre) et qui s’est poursuivi tout au long des années 90 (avec donc Hoover et la Seita à Dijon). Ces derniers temps, un peu partout, en Bourgogne, le vent mauvais de la crise souffle sur les derniers bastions industriels de la région. Des quatre départements, c’est sans doute celui de l’Yonne, le plus touché.

Ce matin là, après avoir appris la terrible nouvelle, les salariés d'Amora-Maille ont aussitôt observé un mouvement de grève. Installée au bord du canal de Bourgogne, en plein Dijon, depuis 1911, leur usine allait fermer ses portes. Le jour même, le groupe Unilever avait annoncé la fermeture de l'usine de conditionnement de cornichons d'Appoigny, dans l'Yonne, transférant l'activité logistique d'Amora-Maille, à Chevigny-Saint-Sauveur (Côte d’Or), à un sous traitant, FM Logistic, sur la toute nouvelle plate-forme à Fauverney, à 15 Km de Dijon. Seul le site de production de moutarde et vinaigrette de Chevigny-Saint-Sauveur était épargné dans cette bérézina industrielle. Selon la direction d'Amora-Maille, cette décision entraînera la suppression de 265 postes (en réalité près de 300 selon les syndicats), compensée par des reclassements et des créations d'emplois localement et au sein du groupe.

Dans l’Yonne, outre le site Amora d’Appoigny, les plans sociaux menacent des groupes à la stature internationale comme Fruehauf (Auxerre), et Hermès Métal (Monéteau), concernés par des réductions d’emplois. Autant dire que le climat est tendu dans les entreprises. Chez Fruehauf, la direction a programmé 104 suppressions d’emplois. Chez Hermès Métal, la direction invoque « la conjoncture actuelle » pour justifier de « réduire significativement sa capacité de production ». Concrètement, cela va générer « la mise en place de mesures de chômage partiel et une diminution du temps de travail du mois de décembre de 10 jours environ. » Une mesure susceptible d'être reconduite au cours du premier semestre 2009. Consulté, le CE a émis un avis défavorable. A Sens, les sous-traitants du secteur automobile souffrent. Eurostyle est déjà dans le rouge et Valéo est dans la tourmente. Rachetée par un fonds d'investissement allemand, Eurostyle vient d'être placée en redressement judiciaire. Pour les syndicats, la situation résulte de la politique des constructeurs automobiles qui, ces dernières années, ont mis une pression infernale sur l'ensemble des sous-traitants dont Eurostyle. Chez Valéo, la baisse d’activité suit celle des effectifs intérimaires qui ne sont plus qu’une cinquantaine sur le site de Sens. Mais plusieurs unités du groupe sont déjà touchées par des fermetures forcées. Enfin, autre mauvaise nouvelle, l'usine Flexico d’Avallon, qui fabrique des sachets à curseurs et à zip va aussi fermer ses portes entraînant la suppression de 29 emplois. Malgré des clients prestigieux comme Lacoste, Petit bateau, DIM ou Levis ! Mais avec seulement avec 29 salariés (pour 28 postes), Flexico Avallon est le plus petit site du groupe familial. Les autres entités à Henonville (Oise), Maignelay (Picardie) et Lons-le-Saunier (Franche-Comté) comptent entre 110 à 250 salariés. Selon la direction : « à Avallon, les charges de structures sont plus élevées qu'ailleurs. » Bref, en sacrifiant l’usine de l’Yonne, les propriétaires espèrent sauver le groupe tout entier.

Dans le département voisin de la Nièvre, déjà très peu industriel, le propriétaire de Persil va fermer l’usine de Cosne-sur-Loire. Henkel Technologies France, filiale du lessivier allemand Henkel (détergents, colles, cosmétiques), a confirmé son "intention" de fermer deux sites en France à Châlons-en-Champagne (Marne) et Cosne-sur-Loire (Nièvre), entraînant la suppression de 251 emplois dont 166 emplois sur le site de la Nièvre. Henkel Technologies France justifie sa décision par un contexte économique "particulièrement défavorable" et "afin de sauvegarder la compétitivité de l'ensemble de l'entreprise". Il souligne que le site de Châlons souffre du déplacement du marché de l'emballage et du papier "vers l'Europe de l'Est et le nord de l'Italie" et celui de Cosne-sur-Loire "des évolutions du marché de l'automobile français.

En Saône et Loire, c’est la fin de la lingerie DIM « made in France ». DIM, l'une des marques les plus emblématiques de l'industrie textile française, va arrêter début 2009 sa production de lingerie à Autun pour la « regrouper » en Roumanie, un projet qui, a assuré la direction de l'entreprise, se fera sans licenciement. Le fabriquant de lingerie et de collants « va arrêter l'activité lingerie » de son site historique d'Autun et les 86 personnes employées dans ce secteur seront redéployées sur le site, a précisé le porte-parole du groupe. L’usine emploie 1 000 personnes sur le site de production d'Autun et 800 dans ses bureaux de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). L'entreprise a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros.

 

25/11/2008

Dijon : 7e Rendez-vous Business, ou comment créer du chiffre d'affaires

Jeudi 20 novembre 2008 à Dijon, au siège social de GDF SUEZ Bourgogne, 65 rue de Longvic, Pascal Gautheron et l'équipe du MEDEF Côte d'Or et Claude Mennella, Délégué Régional GDF SUEZ Bourgogne avaient convié une cinquantaine de chefs d’entreprises de Côte d’Or à participer au 7e Rendez-vous Business. Pour le MEDEF Côte d’Or et pour GDF SUEZ, l'objectif est clair : il s’agit de créer du lien entre les adhérents, les aider à mieux se connaître, et surtout leur permettre de développer leur réseau ou leur business. Bref, favoriser les affaires. Autant dire, qu’en ces temps économiques troublés pour cause de crise économique internationale, ces rencontres sont particulièrement appréciées par les PME et PMI. Leurs responsables en attendaient une occasion de développer leur activité respective. C’était aussi un moment de contact privilégié. Ce rendez-vous est organisé chaque 3e jeudi du mois à l'heure du déjeuner au sein d'une entreprise adhérente. Ainsi, les Rendez-vous Business permettent à quatre dirigeants de secteurs d'activité différents (industrie, commerce, services) de présenter leur entreprise, de façon simple et décontractée, à une cinquantaine de dirigeants d’entreprises de Bourgogne (PME ou PMI). Les participants profitent ensuite d'un cocktail pour échanger et approfondir si besoin avec les entrepreneurs qui se sont présentés. Enfin, des "ambassadeurs MEDEF" sont là pour faciliter les contacts. Cette fois, l’invitation était lancée par GDF SUEZ, à l’initiative de son Délégué Régional. A cette occasion, Claude Mennella a présenté les grandes lignes de la nouvelle entité GDF SUEZ, née de la fusion entre Gaz de France et SUEZ. En outre, le plus de ce rendez-vous business est d’être interactif. Jouant le rôle du médiateur, Olivier Ducarme (société Elitimage) a, tour à tour, interviewé les quatre représentants des sociétés. Rassurons-nous, une mise sur le gril très amicale. Ainsi, Stéphane Carpentras, responsable commercial PROVALYS chez GDF SUEZ, a décliné les différentes offres commerciales PROVALYS, destinées aux entreprises. En conclusion des échanges pertinents et nécessaires, vu l’actualité économique, pour les entreprises de Côte d’Or. Le tout dans un cadre est convivial et suffisamment professionnel puisque, ce jour là, les chefs d’entreprises étaient directement en relation avec leurs interlocuteurs et pouvaient nouer de nouveaux partenariats. Donc créer du business. Parmi les chefs d’entreprises ou responsables de PME ou d’agence régionale, on remarquait la présence de Marc Boeglin (GDF SUEZ), directeur de l’agence ELYO Bourgogne – Franche Comté,  de Philippe Fabro et Guillaume Berthot (GDF SUEZ), commerciaux PROVALYS, de Jean-Michel Munoz, Directeur adjoint ErDFGrDF de Côte d’Or et de Jean-Claude Lozachmeur (GDF SUEZ), Délégué Collectivités territoriales – Energie Communes.

 

              

 

24/11/2008

DIJON : Clear Channel et La Poste dans le Grand Dijon signent un partenariat autour du VELODI

 

Après le succès des abonnements longue durée (24,00€ par an) et du lancement de l'abonnement via carte bancaire pour les touristes et usagers occasionnels (Formule Liberté : abonnement hebdomadaire à 1,00€), Clear Channel s'associe au Groupe La Poste pour promouvoir l'abonnement VELODI dans le cadre des Plan de Déplacements des Entreprises (PDE). Ce protocole est le premier du genre en France entre une entreprise (Le Groupe La Poste) et une collectivité, via un système de Vélo en Libre Service, dans le cadre d'un PDE. Cela va permettre aux salariés qui le souhaitent de souscrire un abonnement annuel à un tarif réduit, pris en charge pour partie (de l'ordre de 46%) par leur employeur. Dynamique, la Délégation Régionale Bourgogne de La Poste est la plus avancée en la matière. Le protocole d'accord est signé le 27 novembre 2008 entre Jean-François Farenc, Délégué Régional du Groupe La Poste et tous les directeurs métier présents à Dijon (le Directeur régional courrier, le Directeur de l'Enseigne La Poste, le Directeur du centre financier La Poste et le délégué en charge du Développement Durable en Bourgogne) et Philippe Baudillon, Directeur Général de Clear Channel France. VELODI, c'est 40 stations et 400 vélos accessibles dans le Grand Dijon, plus de 15 000 abonnés et jusqu'à 3000 déplacements par jour.  

 

 
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