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03/04/2009

DIJON : Une nouvelle organisation territoriale polycentrique

 

Le constat de tendances lourdes (étalement urbain, raréfaction du foncier, allongement des déplacements motorisés, saturation des réseaux routiers) nous a permis de prendre conscience qu'une harmonisation de nos politiques d'aménagement était indispensable pour rendre le bassin de vie du Dijonnais plus attrayant, plus attractif et anticiper ainsi sur les développements futurs. Continuer à subir les effets du développement tel qu’il s’était décliné ces dernières décennies, n’était pas acceptable. Son impact en terme de consommation d’espace était trop important. Le temps était donc venu de se mobiliser autour d’une vision partagée et de créer le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Dijonnais dans le but de promouvoir un développement de notre territoire plus cohérent, plus durable et plus solidaire.

 

 

Afin d'éviter l'étalement diffus de ces dernières décennies et afin de se préparer à accueillir 25 000 habitants supplémentaires à l'horizon 2020, le SCOT préconise une organisation territoriale polycentrique  répondant aux principes du développement durable. Cette organisation permettra notamment de limiter les déplacements en voiture particulière et de favoriser ceux en transports publics en axant le développement urbain dans les zones desservies. Elle optimisera l'usage des équipements et services, favorisera la mixité sociale et fonctionnelle, réduira la consommation d'espace en délimitant des zones préférentielles d'urbanisation.

 

Cette nouvelle organisation s'appuie sur le renforcement et la constitution de polarités fortes : renforcement du pôle métropolitain du Grand Dijon, vecteur principal du rayonnement régional et national, renforcement des pôles intermédiaires que sont Gevrey-Chambertin et Genlis, relativement denses et présentant un certain nombre d'équipements et de services (desserte en transport public, commerces, activités économiques...), création de pôles relais (Arc-sur-Tille et Fleurey-sur-Ouche) offrant activités et services de proximité aux espaces ruraux.

 

Une des premières richesses du Dijonnais repose sur sa biodiversité et ses identités paysagères : les plateaux de l'Ouest bénéficieront d'une politique de préservation et de valorisation particulière, sans exclure l'aménagement d'activités touristiques aux impacts limités ; la plaine de l'Est fera l'objet d'une valorisation compatible avec l'activité agricole, véritable richesse économique ; la côte viticole très fortement protégée permettra de pérenniser une richesse économique et patrimoniale essentielle, avec l'inscription de ce territoire depuis Beaune jusqu'à Dijon au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

 

Au-delà du fait de renforcer les liaisons naturelles, préserver la biodiversité, mettre en valeur les paysages et entrées de ville, le SCOT propose également d'agir sur l'urbanisation afin de prévenir les pollutions, réduire les risques naturels et industriels ainsi que les nuisances. Il s'agit de limiter les émissions de gaz à effet de serre en promouvant l'usage des modes alternatifs à la voiture particulière et des modes doux, un habitat écologique, une agriculture raisonnée, etc. C'est aussi la prise en compte du risque inondation par la maîtrise de l'urbanisation dans les zones inondables, voire une interdiction totale dans les zones inondables non urbaines. Le SCOT préconise des mesures nécessaires à une bonne gestion des eaux pluviales, de ruissellement.

 

Enfin, le développement durable passe plus que jamais par une nouvelle gestion des ressources naturelles que sont l'espace, l'eau et l'énergie. Afin d'économiser le foncier, le SCOT prévoit différentes orientations qui devront êtres traduites dans les PLU : privilégier le renouvellement urbain aux extensions urbaines et si extensions favoriser celles en continuité des espaces bâtis existants pour limiter l'impact sur les réseaux et celles offrant des formes urbaines moins consommatrices d'espace, etc. Cela vaut non seulement pour les zones d'habitat mais aussi pour les zones d'activités économiques. Par ailleurs, le SCOT interdit toute urbanisation dans les espaces forestiers et agricoles essentiels au maintien de systèmes d'exploitations viables.

 

Pour faire l'économie de l'eau potable, le SCOT prévoit de limiter l'extension des réseaux, de récupérer les eaux pluviales pour les usages non domestiques, d'étendre la protection des périmètres de captage, de pénaliser les acteurs consommant au-delà de leurs besoins.

 

Afin de faire face à la raréfaction des énergies fossiles, le SCOT propose un urbanisme fondé sur les courtes distances et se fixant comme objectif la norme « bâtiment à énergie positive » dans les constructions neuves, le développement de la co-génération et la production d'énergies renouvelables comme les chaufferies bois ou l'éolien.

 

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