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22/04/2009

HYERES : Le bilan français à mi-SOF est largement positif.

Trois Français sont notamment en tête ce soir : Damien Seguin en 2.4, Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot en Star (vainqueurs de 2 manches sur 3 aujourd'hui) et Julien Bontemps en Planche à Voile. La bagarre est extrêmement serrée dans cette dernière série où l'israélien Shahar Zubari vainqueur des deux manches du jour devant Julien justement, n'a qu'un point de retard sur le Français.

La mi-course sonne aussi l'heure des comptes dans les séries qui naviguent en groupe puisque dès demain elles seront réparties hiérarchiquement pour le reste de l'épreuve (en Gold, Silver et même jusqu'à Bronze pour les Laser qui sont classés en trois groupes). Chacune des séries concernées verra des Français naviguer dans le meilleur des groupes et souvent en nombre.
C'est donc le cas en RS :X hommes où 11 français entrent dans le groupe Gold dont, en dehors de Julien Bontemps, Samuel Launay, 6ème, qui l'accompagne dans le Top Ten. En Laser, où l'on sait les membres de l'équipe de France absents, seul le calédonien Malo Leseigneur, 17ème, y parvient dans une série où le britannique Paul Goodison s'est installé en maître avec deux nouvelles manches dans sa musette. On compte sept équipages en 470 hommes dont évidemment le duo Nicolas Charbonnier/Baptiste Meyer Dieu auteur d'une belle journée (2ème et 5ème des deux manches) qui les grimpe à la 4ème place du général (voir article ci-dessous). A noter que la belle victoire de manche de Pierre Leboucher et Vincent Garos a malheureusement été assombrie par une OCS dans la deuxième manche du jour. Dix points séparent Charbonnier/Meyer Dieu des suisses Mathias Buhler et Félix Steiger pas si inattendus que cela à cette place puisque le premier, possédant la double nationalité, a bien failli représenter l'Argentine aux derniers JO et que son équipier était lui en Chine pour son pays. Enfin, on remarquera la performance d'ensemble des 49er français qui placent quatre équipages dans les dix premiers avec Axel Silvy et Ulysse Hoffmann, 4ème et Julien d'Ortoli/Noe Delpech, Morgan Lagravière/Yann Rocherieux, vainqueurs d'une manche aujourd'hui, et Manu Dyen/Stéphane Christidis qui se suivent aux 8, 9 et 10ème places ! On n'oubliera pas pour autant de pointer le beau parcours des italiens Pietro et Gianfranco Sibello qui poursuivent la course en tête.
Si dans les autres séries, les tricolores sont plus éloignés des podiums provisoires, toutes, à l'exception des Laser féminin, laissent les espoirs entiers pour l'entrée dans les Medal race vendredi. Ils profiteront pour cela demain d'une journée plus ventée et ensoleillée.
A Hyères (Var), Gilles Carvoyeur

CHARBONNIER/MEYER DIEU MONTENT EN PUISSANCE

Equipage nouvellement constitué, on pourrait dire de Nicolas Charbonnier et Baptiste Meyer Dieu qu'ils sont toujours en rodage après une prometteuse victoire à la Semaine de Palma. Disons alors que ce « rodage » s'engage, comme le réclame l'exercice, sur une dynamique régulière et positive : 17ème à l'issue de la première journée, 9ème hier soir et 4ème ce mardi à l'issue des phases de qualification. Notre médaillé de bronze à Pékin analyse avec lucidité cette première moitié de SOF : « nous avons navigué moins proprement les deux premières journées qu'à Palma. Le plan d'eau est plus difficile et pour une jeune association comme la notre, c'est encore plus ardue. Mais il faut un an pour que nous puissions exploiter tout notre potentiel donc c'est normal ». Baptiste conserve le recul que lui confère son récent passé d'entraîneur : « sur la SOF, nous sommes arrivés dans une situation différente qu'à Palma : Nico était malade et fatigué. Dès le début, nous étions moins fluides et cela ne pardonne pas ». Il était du coup intéressant de savoir comment l'ancien entraîneur et l'ancien entraîné réagissaient à la fin d'une journée jugée moyenne. Les réponses confirment l'impression de maturité laissée par cette association atypique : « Cela se passe comme entre des coureurs mais du fait que l'on se connait bien, nous disposons d'une liberté de parole et d'écoute qui est un atout » juge Baptiste. Sur l'eau, Nicolas apprécie le calme de son équipier quand les choses ne vont pas aussi bien que voulu : « Baptiste ne change pas, il est zen et moi je monte toujours aussi vite dans les tours. C'est bien d'avoir à côté de soi quelqu'un qui me calme car si je faisais équipe avec quelqu'un comme moi, on ne finirait pas les régates » s'amuse Nicolas. Nul besoin ce soir de la « zénitude attitude » de Baptiste car avant les finales, le duo a fait fort : « déjà avec ces conditions de petit temps, on va vite. Dans la première manche, on prend un départ pas terrible mais on revient 10 grâce à un bon bord de près et ensuite, on va vite. Dans la seconde, c'est l'inverse, on part bien, on choisit la droite ce qui ne s'avère pas terrible car à la première marque au vent, on est loin mais on revient bien grâce à notre vitesse ». Bilan : deux places de 2 et 5 dans les manches du jour ! Avant l'entrée dans les phases finales, le bilan est du coup positif : « nous ne sommes pas pleinement satisfaits et pourtant nous sommes 4èmes au général, donc on est dans le coup. Dans les phases de qualification, il faut surtout chercher à ne pas perdre la régate ». On aura compris que ce soir Nicolas et Baptiste sont loin d'avoir perdu. Oui, vraiment, on a connu pire comme période de rodage.


BONTEMPS : LA GAGNE EN TETE

Pour Julien Bontemps, la SOF constitue son vrai retour à la compétition après les JO. Il livre une interview d'où ressort une véritable plénitude. Et une envie de vaincre plus forte que jamais.

Cette première moitié de SOF : « Je sentais avant de venir que je n'étais pas trop mal. J'avais des bonnes sensations mais on ne sait pas trop qui est en forme. Et à la SOF même si tout le monde n'est pas encore dans une forme olympique, il y a du beau monde. On retrouve la plupart de ceux qui étaient sur l'ancienne P.O et ils veulent conserver leur hiérarchie. C'est ma première épreuve à objectif depuis les JO donc ma place me satisfait. Je voudrais bien avoir un peu plus de vent pour voir où j'en suis dans des conditions de planning ».

Depuis ta médaille, ton statut a-t-il changé dans la flotte ? « Non, mais les gens paraissent contents pour moi après l'échec des JO d'Athènes. »

Et toi te sens-tu différent ? « Oui car je relativise davantage. Ma médaille, on ne me l'enlèvera pas donc désormais tout est du bonus. On court avec moins de pression dans les compétitions comme celles-ci, tu gagnes en lucidité. »

Par rapport à l'équipe ? « Je ne me sens pas un leader mais j'ai envie de partager mon expérience notamment avec les jeunes qui arrivent. C'est bien dans l'esprit de cette équipe ».

On court après quoi quand on a eu une médaille ? « Je repars avec envie. J'ai pris des vacances avant la SOF et en réalité, je ne l'avais pas fait depuis la Chine. Cela m'a fait du bien. Ce qui me fait avancer ? L'envie de gagner ! Je m'en aperçois même aujourd'hui quand je finis deux fois 2ème derrière l'Israélien, je cherche à comprendre davantage »

L'objectif de l'année « Le mondial qui se disputera en septembre sur le plan d'eau des JO. Mais je compte bien gagner dès maintenant la SOF ».


ROHART/ PONSOT PRENNENT LEUR MARQUE ET VIRENT EN TETE

La SOF est la deuxième régate après la Semaine de Palma pour Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot. Pour le retour des Star sur l'épreuve, ce nouveau duo monte en puissance. Avec l'envie assumée de remporter la SOF.

Xavier Rohart, ce retour des Star sur la SOF se passe bien ? « Pour le moment ça va mais à Palma comme à Hyères les vents sont oscillants et il y a donc beaucoup à faire en terme de stratégie. De ce point de vue, on se complète bien avec Pierre-Alexis. Il faut évidemment faire marcher le bateau. Pour le moment, c'était un peu sur moi que cela reposait mais le travail avec Bertrand Dumortier et les autres entraîneurs commence à payer et Pierre-Alexis prend ses marques. »

La SOF c'est un objectif ? « C'est une belle journée avec deux victoires. Nous voulons gagner cette épreuve même si cela manque un peu d'adversaires. On se donne vraiment à fond »

Quel genre d'équipier est Pierre-Alexis ? « Un peu le même type d'équipier que Pascal Rambeau. Il m'apporte ce que je ne sais pas faire. En plus, on est bien copains maintenant ».

Pierre-Alexis comment se passe cette adaptation au Star ? « C'est un bateau mythique, un peu la série des mes rêves. Et en plus, j'ai la chance de naviguer avec un grand champion. Cela me change un peu du Finn mais physiquement, ce n'est pas très différent »

Ton entente avec Xavier « On a déjà des rapports vraiment cordiaux sur l'eau. Xavier est un barreur intuitif doté d'une grosse expérience. Je suis à son écoute pour emmagasiner le maximum d'expérience ».


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