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31/05/2009

DIJON : François Patriat vante le Pôle Nucléaire de Bourgogne à la Présidente du Chili

Madame la Présidente. Je parle d'honneur, d'émotion, de plaisir, je dois aussi évoquer le respect que vous nous inspirez, en France. Il se construit de votre histoire personnelle.

Nous ne pouvons oublier, à travers vous, la mémoire de Salvador Allende et le long épisode de la dictature Pinochet. Vous savez à quel point ces événements sont présents dans la conscience collective française et sont fondateurs de sa conscience politique. Nous n'ignorons pas non plus la souffrance organisée par cette dictature dont vous-même et votre famille, je pense en particulier à votre père, Alberto Bachelet, général de l'armée de l'air sous Allende et torturé sous Pinochet, avez été les victimes directes.



Mais ce respect, je devrais dire cette admiration, se nourrit aussi, Madame la Présidente, de votre place dans la réalité politique contemporaine. Vous avez été ministre de la Santé en 2000 et de la Défense en 2002, avant d'être élue Présidente de la République du Chili, pour un mandat unique, fait rare dans les démocraties, en janvier 2006. Comment ne pas reconnaitre en vous un acteur déterminant de la transition démocratique mais aussi un des principaux auteurs du relèvement économique de votre pays, l'un des plus dynamiques du continent sud-américain.

Nous savons que vos concitoyens font la synthèse de cette reconnaissance en vous portant un attachement profond. La presse française n'a pas manqué de se faire l'écho d'une popularité dont nombre de Présidents européens pourraient rêver dans le contexte économiquement difficile que nous connaissons.

C'est la traduction d'une politique courageuse de réformes sociales (réforme des retraites, réforme de l'éducation), de restructuration de l'économie et de réforme institutionnelle.

Sans doute aussi les initiatives originales de redistribution aux classes populaires de réserves issues de l'exploitation du cuivre n'y sont-elles pas étrangères. Elles ont, en tout cas, été relevées dans le monde entier.

Mais il faut aussi saluer l'entrée prochaine de votre pays dans l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Le Chili rejoindra alors ce « club » restreint de pays, qui travaillent ensemble pour défendre les principes du développement économique durable, et qui est une des partitions fondamentales du concert démocratique.

Autorisez-moi maintenant, Madame la Présidente, à vous dire quelques rapides mots sur la Région qui vous accueille



Vous n'ignorez rien de la richesse de son passé. C'est en Bourgogne que sont situés les deux principaux foyers de réforme monastique de l'Occident chrétien, Cluny et Cîteaux. Le duché de Bourgogne fut l'un des plus puissants de la France à la fin du Moyen Age et notre patrimoine culturel en garde encore de nombreux témoignages. Pas moins de trois sites bourguignons sont inscrits par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité : la colline de Vézelay et la basilique Sainte-Madeleine, l'Eglise prieurale de la Charité-sur-Loire et l'Abbaye cistercienne de Fontenay.

Ils concourent, alliés à la gastronomie, au vin, à la beauté des paysages et à la qualité d'accueil légendaire qui nous caractérise, à faire de la Bourgogne une des premières destinations touristiques de France et à maintenir la dynamique de cette économie.

Mais vous devez aussi savoir que la Bourgogne est une importante région industrielle en France avec des sites métallurgiques et mécaniques historiques et un secteur qui s'est diversifié. Je suis heureux, à cet égard, de constater que votre délégation est aussi constituée de forces économiques et nous tirerons un bénéfice commun de cette rencontre sous votre égide.

Deux pôles d'excellence se distinguent en Bourgogne.

- Un plus spécialement axé sur les problématiques contemporaines de goût, de santé, de nutrition, avec une préoccupation permanente pour la qualité des produits. Il regroupe les secteurs de la production, des industries agro-alimentaires, les centres de recherche privés et publics, les établissements d'enseignement supérieur. Si je balaie du regard la délégation française présente dans la salle, je reconnais chacun des acteurs de cet enjeu alimentaire majeur. Qu'ils m'autorisent à ne pas les citer individuellement.

- L'autre lié au nucléaire, dont vous savez qu'il est une grande spécialité industrielle française qui vise à une part d'autonomie énergétique et à la pointe absolue de la sécurité. De grands sites industriels (AREVA, Valinox, Vallourec.) sont présents sur notre territoire.

Mais notre région n'est pas un territoire replié sur lui-même. Nos entreprises réalisent d'excellents chiffres à l'export (+ 12 milliards d'euros), dans un contexte pourtant difficile, nous travaillons à coordonner nos moyens pour accueillir des investissements étrangers.



Force est pourtant de constater que l'Amérique latine n'était pas, jusqu'à une époque récente, une de nos premières zones d'échanges économiques. Mais nos regards commencent fortement à se tourner vers elle.



Je ne doute pas un seul instant, Madame la Présidente, que votre présence ici, au conseil régional de Bourgogne, ne soit un des prémices, un élément fondateur de ce développement bilatéral.



Nous ne partons pas de zéro. Des liens existent déjà entre nous :

- dans le domaine de la culture du vin, un savoir-faire et une tradition nous rapprochent. Au-delà des relations commerciales, ce sont surtout des échanges de savoir-faire qui caractérisent notre coopération - le centre de formation d'apprentis situé à Beaune, au cour de cette côte dite « d'or », possède un réseau d'anciens élèves aujourd'hui installés au Chili.

- dans le domaine de l'enseignement et de la recherche, des étudiants chiliens sont chaque année inscrits dans certains de nos établissements d'enseignement supérieur - je pense à l'Université de Bourgogne ainsi qu'à l'Ecole supérieure de commerce de Dijon Bourgogne qui organise chaque année l'accueil de plusieurs étudiants chiliens et l'envoi d'étudiants bourguignons, dans le cadre d'accords passés avec l'Université de Santiago et l'Université de Concepción, ainsi que le travail initié avec la Chaire UNESCO.



Ces ferments ne demandent qu'à croître. C'est le sens de la convention de coopération que nous allons conclure aujourd'hui, en votre présence, avec la région de Maule. Elle fixe le haut niveau d'ambition qui nous anime et s'exprime à ce stade :

- dans la viti-viniculture : la région de Maule, qui se situe dans la région de production de la « vallée centrale », abrite, m'a-t-on dit, des vins parmi les meilleurs vins du Chili et je crois que la recherche en matière de qualité du vin et les pratiques de culture bio et biodynamique sont des sujets porteurs.

- dans l'agriculture : Maule est une importante région de production agricole et d'élevage et je souhaite que nos échanges en la matière contribuent à stimuler, en Bourgogne comme sur le territoire de Maule, un développement rural intégré et durable.

- dans l'économie, surtout axée sur les échanges entre petites et moyennes entreprises, dont l'activité est au cour de nos préoccupations, le tourisme, l'environnement et la formation initiale et professionnelle.



Après la signature de cet accord, j'aurais le plaisir de vous remettre, Madame la Présidente, la médaille de « Citoyenne d'honneur de la Bourgogne ». Elle n'est réservée qu'à des personnalités marquantes, qui s'illustrent aussi bien pour leur activité en faveur du développement de notre territoire que pour leur parcours exceptionnel et auquel la Bourgogne souhaite rendre un hommage particulier. Ce n'est pas sans émotion que je vous la remets aujourd'hui, Madame la Présidente de la République du Chili, au nom du conseil régional de Bourgogne. La médaille que je vous remets est à l'effigie de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire et duchesse tutélaire de Bourgogne. Cette personnalité se distingua par son courage et son habileté politique. C'est pourquoi, à l'image de cette femme hors du commun, vous faites désormais partie des ambassadeurs et des ambassadrices de la Bourgogne et j'en suis fier !





30/05/2009

Nice : Antoine Soave, l'ancien séminariste devenu caviste à Nice par amour du vin de Chablis

Nice : Antoine Soave, l'ancien séminariste devenu caviste à Nice par amour du vin de Chablis



Antoine Soave se destinait à une carrière de séminariste ! Entré au séminaire d'Avignon (Vaucluse), le futur caviste souhaitait devenir prêtre. Mais les voies du Seigneur sont, dit-on, impénétrables. Et plutôt que d'endosser la soutane, il a préféré créer Coté-Vin à Nice, une boutique qui séduit les plus grands tables de la Côte d'Azur, de Cannes à Monaco. Et qui compte une clientèle importante de touristes étrangers.



Il faut bien l'avouer : Antoine Soave, 35 ans, a fait un parcours très atypique avant de s'installer en tant que caviste à Nice (14 rue Saint François de Paul). Car avant d'être azuréen, cet homme est un bourguignon pure souche, originaire de la région d'Auxerre (Yonne), la ville où il a effectué ses études secondaires avant de suivre une formation au lycée viticole de Beaune (Côte d'Or), un établissement réputé d'où sortent les meilleurs spécialistes viticoles. D'ailleurs, avant de vivre sous le ciel de la Côte d'Azur, Antoine Soave a travaillé durant deux ans (1993 - 1995) en tant que caviste chez Daniel-Etienne Defaix, le célèbre vigneron-hotelier-restaurateur et amateur de vieilles pierres, implanté à Chablis. Ce qui est une excellente référence. En 1995, son départ de Bourgogne aurait du l'emmener très loin des vignes puisque le jeune homme se destinait à une carrière de séminariste ! Entré au séminaire d'Avignon (Vaucluse), le caviste aspirait à devenir prêtre. Mais, on le sait : les voies du Seigneur sont impénétrables. Et plutôt que d'endosser la soutane, Antoine a préféré reprendre la direction des vignobles, et s'installer à Saint-Paul-de-Vence, dans le très joli arrière pays niçois.

Antoine Soave créé en 2000 Coté-Vin à Nice. Au départ, l'affaire ne tourne qu'avec des professionnels, au prix de longues heures de route, allant de caves en restaurants. Puis l'année suivante, Coté-Vin s'ouvre à la clientèle particulière. Les affaires marchent bien et un an plus tard le caviste rachète un magasin plus grand dans le vieux Nice, à un emplacement stratégique, à l'entrée du Cours Saleya.

Aujourd'hui, Coté-Vin compte 15% de clients professionnels, 25% de clients issus de Nice ou de sa région et 60 % de clients étrangers, principalement des touristes. Soit un Chiffre d'affaires de 1 million d'euros par an. Bref, une très belle réussite entrepreneuriale pour ce jeune chef d'entreprise de 35 ans.

Un exceptionnel Bourgogne Rouge

Le jeune bourguignon n'a pas oublié ses origines. Sa boutique commercialise, bien sûr, une part importante de vins de Provence mais également des vins de Bourgogne et notamment des Chablis issus de la production de Daniel-Etienne Defaix, des vieux millésimes tels des Santenay 96, des Chassagne 97 et 98, des Vins des Hospices de Beaune 98 et les vieux vins de Daniel-Etienne Defaix, notamment un Premier Cru Les Lys 98 et le Grand Cru Les Grenouilles 2002. Et chose très rare, même en Bourgogne, il propose à ses clients avertis un Bourgogne Rouge produit uniquement par Daniel-Etienne Defaix à 1500 exemplaires dont 600 bouteilles vendues par la seule boutique d'Antoine Soave ! Un produit d'exception impossible à trouver autre part que chez le jeune niçois. Autant d'atouts qui séduisent, évidemment, les plus grandes et les plus belles tables de la Côte d'Azur : La Mère Germaine à Villefranche-sur-Mer, Dame Nature à Saint-Laurent-du-Var ou Lou Nissart dans le quartier de l'Opéra à Nice. Bref, plus que des références, une vraie carte de visite.

Gilles Carvoyeur



Coté-Vin est ouvert 7 jours sur 7 de 10 heures à 20 heures.



DIJON : La colère de François Sauvadet, Président du Conseil général de la Côte d'Or, interdit de vi site officielle

Visiblement, François Sauvadet, Député de Côte-d'Or est en colère : Le Président du Conseil Général de ce département, n'a pas apprécié la manière dont François Patriat, le Président PS de la la région de Bourgogne a accueilli la Présidente du Chili, c'est à dire en interdisant l'accès à la réception à l'hôtel de Région aux élus de la droite ! Il a tenu à le faire savoir dans une lettre adressée à la presse : "Monsieur le Président, Je tiens à m'élever contre les conditions dans lesquelles s'est déroulé aujourd'hui, au Conseil Régional de Bourgogne, l'accueil officiel lors de la visite de Madame Bachelet, Présidente du Chili. Le respect de la démocratie et de la république imposent un minimum de règles dans le cadre d'une visite d'Etat. Aussi, en tant que Président du Conseil Général et Président d'un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale, se voir interdire sèchement, en des termes déplacés, par votre entourage, l'accès à une réunion dite « privée » à laquelle sont par contre invités d'autres élus, dont le Président du Conseil Général de Saône et Loire, n'est pas très républicain et je le regrette profondément. C'est une attitude mesquine et indigne, surtout lorsqu'il s'agit de la visite d'un chef d'Etat. Faute d'avoir pu exprimer directement à Madame la Présidente et à sa délégation nos voeux de bienvenue au nom de tous les Côte-d'Oriens, je lui ferai savoir combien nous avons été heureux de sa présence en Côte-d'Or".



 
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