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24/04/2010

HYERES : Les bleus en ordre de bataille à la veille de la SOF - Hyères - TPM

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La pluie, après s’en être donnée à cœur joie hier, a finalement cédé la place au soleil sur le plan d’eau varois. C’est donc dans des conditions clémentes que se sont déroulées les manches d’entraînement aujourd’hui. Sur l’eau, les départs se sont enchaînés, « pour du beurre » mais tout de même avec le plus grand sérieux puisqu’ils constituent pour les comités de course l’ultime répétition avant le véritable coup d’envoi qui sera lancé demain dans des conditions de vent medium.

La SOF, peu perturbée par le volcan islandais

Les perturbations générées par le volcan islandais n’ont pas épargné la Semaine Olympique Française même si le pire a été évité, et de loin. En début de semaine, alors que les avions étaient cloués au sol, l’avenir de la SOF était en suspens et Bernard Bonneau, l’organisateur, n’hésite pas à parler « d’angoisses » devant les risques de désistements. « Je savais que la SOF aurait lieu car on ne pouvait pas faire autrement mais j’ai craint que sa valeur sportive soit discutable ». Sur les 24 officiels indispensables à la bonne tenue de l’épreuve, 14 étaient incertains, autant dire qu’une telle défection aurait ébranlé le dispositif bien rodé de la SOF. Au final, ils ont pour la plupart réussi à venir par leurs propres moyens et seuls deux d’entre eux sont toujours aux abonnés absents, rien d’insurmontable donc ! Côté coureurs, l’incertitude a duré un peu plus longtemps puisqu’il a fallu patienter jusqu’à la fin des inscriptions aujourd’hui pour connaître l’état des forces en présence. Au final, « Eyjafjallajokull » fait une petite quarantaine de « victimes » parmi laquelle l’importante délégation chinoise. Quelques Brésiliens, Américains ou Japonais sont également absents mais on retient surtout la ténacité des régatiers qui ont bravé l’adversité pour courir à Hyères. Certains Américains sont passés par l’Amérique du Sud et l’Italie avant d’arriver ce matin même sur le site alors que des Européens ont préféré prendre la voiture malgré la distance. Ainsi, un Finniste finlandais a passé 58 heures sur la route, pour parcourir les quelques 3 000 kilomètres qui séparent la Scandinavie de la Méditerranée !

Le match race, une organisation au millimètre
Il faut se méfier des apparences. Dans le port de Hyères, l’Elliott, support du match racing féminin, se fait discret avec seulement huit unités, mais pour les organisateurs, le petit quillard est un sacré casse tête. Discipline olympique pour les prochains JO, le match racing est une pratique singulière bien connue des amateurs d’America’s Cup. A la différence des autres séries où chaque équipage apporte son matériel, ici, l’organisateur fournit les bateaux qui doivent être rigoureusement identiques afin de garantir une parfaite équité sportive. « Cela apporte un plus en terme de spectacle et de hiérarchie entre les pays (…) mais ce sont aussi des préoccupations importantes » explique Bernard Bonneau l’organisateur de l’épreuve. Les traits tirés, Laurent Brégeon a bien conscience de ces contraintes. Spécialiste du match racing, le Costarmoricain est en charge de la flotte et ces huit monocoques lui donnent du fil à retorde. « Ils servent à Palma puis à Hyères. Je suis donc sur les deux épreuves pour m’assurer que tout se passe bien et que les bateaux sont en bon état. Ça fait pas mal de boulot ». Arrivé sur le site de l’épreuve depuis une quinzaine de jours, il veille sur ses voiliers comme une louve sur ses petits. Pendant toute la compétition, il est sur place afin d’évaluer, puis réparer le moindre petit dégât qui est aussitôt facturé à l’équipage responsable. En mer, l’approximation n’a pas non plus sa place et même les entraînements sont calés à la minute afin de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. « Nous sommes actifs en permanence » explique Christophe Gaumont, le président de comité qui a planifié 186 courses à lancer pendant toute la semaine de compétition, autant dire que les procédures s’enchaînent comme une mécanique bien huilée. « Ce sont de tout petits parcours et il faut s’adapter en permanence au moindre changement de vent. On peut changer de parcours toutes les cinq minutes » explique-t-il. Alors que l’entraînement se poursuit ce samedi, les phases de round robin débuteront demain. Pendant cette première partie, chaque équipage rencontre tous ses concurrents afin d’effectuer une première sélection vers les phases finales.

Programme du dimanche 25 avril :  
Premiers départs dans chaque série à 11h00

Commentaire :
© Effets Mer Guillaume Durand

19:15 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hyères, var, sof, voile, tpm, sport

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