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15/09/2009

DIJON : Le lauréat du marché du Tramway de Dijon et Brest... est l'industriel ALSTOM.

François Cuillandre maire de Brest et président de Brest métropole océane et François Rebsamen sénateur maire de Dijon et président du Grand Dijon ont annoncé ensemble au GART à Paris le résultat de leur groupement de commande matériel roulant pour l'achat de 52 rames de tramways.


Le lauréat du marché du  Tramway de Dijon et Brest... est l'industriel ALSTOM.


En se lançant dans une procédure d'achat groupé, les deux collectivités souhait aient réaliser des économies d'échelle.

Aujourd'hui le résultat est convainquant, le coût d'une rame étant ramené à 2,05 Millions d'€.


La fabrication des rames va prochainement démarrer, le projet de tramway de Brest métropole océane sera mis en service mi-2012 et celui du Grand Dijon début 2013.


Ils ont dit :
François Rebsamen

« Ce désir de réintroduction du tramway dans le Grand Dijon a été pour nous l'occasion de lancer au moins deux démarches partenariales portées par un souci permanent d'optimisation des coûts : un groupement de commande avec Besançon, qui a aussi un tram en projet, pour faire des économies d'échelle en matière d'ingénierie financière et surtout cet appel d'offres sans précédent avec nos amis bretons pour l'acquisition de 52 rames de tramway. Brest et Dijon se sont rejoints autour de cette belle initiative car le « timing » des deux projets de tram était compatible, mais d'autres agglomérations avaient été sollicitées : nous aurions ainsi pu donner encore plus de poids à cet achat groupé ».


François Cuillandre
« Les groupements de commandes sont des procédures assez fréquentes mais cette convention, du fait de son importance, est tout à fait innovante. Etant comptable des deniers publics et afin de pouvoir réaliser des économies d'échelle, j'ai rejoint cette idée avec détermination et j'ai eu beaucoup de plaisir à céder le design du tramway de Brest à Dijon. Aujourd'hui, nous sommes fiers d'avoir mené à bien cette procédure avec nos amis dijonnais et notre parfaite coordination sur ce dossier a permis aujourd'hui de réduire les coûts de manière significative. C'est une première en France dans le monde des transports publics. »


Chiffres clés
Marché du matériel roulant : 106 495 953 M €
Budget Brest : 42 668 483 M €
Budget Dijon : 63 827 470 M €
Coût d'une rame : 2,05 M €


Tramway de Brest métropole océane :1 ligne, 14,3 kilomètres, 27 stations, 20 rames,
Tramway du Grand Dijon : 2 lignes, 20 kilomètres de lignes, 32 rames, 37 stations

Migennes : Sylvaine a ouvert sa crêperie "Le Temps d'une crêpe"

Ce sont les aléas de la vie qui ont conduit Sylvaine Bonneau à se lancer dans le commerce et à présenter un dossier de création de commerce à Yonne Active Création. Ainsi depuis début août, la place du 19 mars 1962, à Migennes, accueille un nouveau restaurant, « Le temps d'une crêpe ». Sylvaine, la gérante,  est une ancienne assistante commerciale. Elle s'est lancée dans l'affaire « dans l'idée de créer un lieu agréable où les gens peuvent se retrouver ». A la fois crêperie, saladerie et sandwicherie, le petit resto sert sur place ou à emporter pour les plus pressés. « Le temps d'une crêpe » est ouvert tous les jours, de 11 h 30 à 21 heures.

Son projet ? Un lieu qui vend tout autant des crêpes salées et garnies, des crêpes sucrées, etc. Tout en offrant un choix de plats différents de ceux proposés par les restauration existante à Migennes (Kebab, Pizzas). Enfin, elle veut que ses clients profitent d'une restauration rapide à l’heure du déjeûner à proximité de leur lieu de travail. Si possible dans un lieu convivial et agréable où les clients vont apprécier de se retrouver, en dégustant ses crêpes sur place ou non. Pour cela, elle s'est installée dans un local de 60 m2 qui peut accueillir 20 personnes à chaque repas. Placé idéalement, son commerce est installé dans Les Halles du Canal – place Eugène Laporte, un lieu très passant, situé à côté de la place du marché et du Centre Commercial (avec parking). Ce lieu bénéficie d'une réelle proximité avec les zones d’activités de la ville. Autant dire l'endroit idéal pour implanter un tel commerce.

Des cellules commerciales à deux pas du centre ville de Migennes

C'est dans cet esprit que l'ancienne équipe municipale, dirigée par François Boucher (2001 - 2008), avait décidé l'aménagement de ces cellules commerciales situées en plein coeur de la ville, à deux pas du marché et de la gare et bénéficiant d'une importante possibilité de stationnement.

Avant de se lancer, Sylvaine a suivi une formation (un stage de cinq jours à la Crêperie "Au soleil breton"). Elle s'est renseignée auprès de la Crêperie "LA RIBAMBELLE" à Auxerre et visité le salon EQUIP HOTEL à Lyon pour rencontrer des fournisseurs de matériel pour l’aménagement de sa future boutique.

" Ma dernière expérience professionnelle était chez CONNOISSEUR à Migennes (Location bateaux de plaisance) où j'occupais un poste de secrétaire/réceptionniste. "A ce poste, j'étais en contact avec une  clientèle à majorité étrangère. Avant cela, j'ai travaillé chez PLANT PRODUCT (Pépinière) à Dampierre (Loiret) en tant qu'assistante commerciale. J'avais de nombreux contacts avec des jardineries, des paysagistes, des sociétés de transports. J'ai également travaillé comme secrétaire dans l'immobilier (de juillet 2003 à mars 2004) chez CONSEIL ET TRANSACTIONS IMMOBILIERES". Enfin, son parcours professionnel compte également un poste d'assistante de direction (de juillet 2000 à mars 2003) dans la société BEEKENKAMP (Producteur de Plants).

Les français veulent se faire plaisir

Son projet est également parti d'un constat économique : avec en 2006, un redressement de la restauration, le Chiffre d'Affaires repartant à la hausse après trois ans de stagnation. Actuellement, un repas sur cinq est pris hors du domicile, ce qui représente environ 20 % du budget alimentation des ménages français. En moyenne, 90 % des français vont chaque année au restaurant et 41 % au moins une fois par semaine. " Les français veulent se faire plaisir à petit prix, sans prendre de risque et deviennent très raisonnables avec une consommation réduite des vins et apéritifs " constate la jeune chef d'entreprise.
Il faut compter aussi avec l'intérêt grandissant du client pour les restaurants à thème, tout en étant davantage sensible aux effets de mode.
En ce qui concerne les tarifs, le haut de gamme et la restauration rapide ont actuellement la faveur du public.
" L’alimentation reste une préoccupation importante, avec une émergence des préoccupations de sécurité alimentaire, un renouveau de l’intérêt pour les produits naturels, la créativité culinaire, la diversité alimentaire et la convivialité des repas pris en commun. Les valeurs saines sont tendance : repas léger, complet à faible calorie" ajoute Sylvaine Bonneau.
Elle ne cache pas son enthousiasme, sûre de la validité de son projet, financé en partie par Yonne Active Création. Pour boucler financièrement son projet, la crêpière a obtenu un prêt de sa banque d'un montant de 25 000 €. Personnellement, elle a apporté 19 000 € tandis que Yonne Active Création a financé son investissement à hauteur de 8 000 €.

Peu de concurrence directe

Pour Sylvaine, sa création de commerce repose sur un point positif : " Il n'existe pas de restauration de ce type à Migennes, donc je n'ai pas de concurrence directe, car ils sont peu nombreux ceux qui peuvent offrir un repas à un prix raisonnable et... copieux. Aujourd'hui, le choix d’un restaurant se fait par le « bouche à oreille » en premier, sa proximité en second, l’attrait de sa devanture ou ses menus en troisième". Autant dire que Sylvaine ne craint pas la concurrence, qu'elle provienne des autres restaurateurs indépendants, de la restauration rapide, fast food), ou de la restauration livrée à domicile(charcutier-traiteur, grandes surfaces, marchands ambulants).

Pour Sylvaine Bonneau, les clés du succès sont simples : " un bon emplacement, la qualité de l’accueil, l’ambiance, le décor, l’assiette qui doit correspondre à l’attente du client et présenter un excellent rapport qualité/prix "

GILES CARVOYEUR

AUXERRE : En reprenant Braizat Etiquettes, Marie Aubin s'offre un nouveau défi économique

Comment passe t-on d'Idéal Productions, une agence de communication interactive installée à Sens (spécialisée dans la vidéo, le multimédia, l'internet et la communication en ligne), où Marie Aubin, 49 ans, occupait le poste de directrice associée en charge du développement, à la reprise de Braizat Etiquettes, une PME qui fabrique des étiquettes adhésives en bobines, en petites et moyennes séries, pour la filière cosmétique, le luxe, l'industrie, la distribution, le cinéma, la viticulture, le prêt-à-porter ? Braizat Etiquettes, société familiale en nom propre, a été créée en 1976. Suite au départ en retraite de son fondateur, une opportunité s'offrait à Marie Aubin pour reprendre la PME. Démarrage prévu : le 1er novembre 2009.

La PME est, assurément, une belle endormie que Marie Aubin va s'attacher à réveiller. Car la petite entreprise compte parmi ses clients des grandes marques (L’Oréal, Buenavista,  Hutchinson, Sergent Major, etc.) comme des petits producteurs bio ou des collectivités qui apprécient le service, la réactivité, la qualité (technique et humaine) et les échanges, toujours agréables, avec l’entreprise. Son coeur de métier est l’impression personnalisée d’étiquettes adhésives en rouleaux (offset, typo, sérigraphie...), en papier ou plastique. Ses domaines d’activité stratégiques (les 3 principaux) sont : l'étiquette d’identification, le sticker ou autocollant de promotion, et l'étiquette d’information. Bref, il existe de belles perspectives économiques.

Cible B to B et niches

De nombreux domaines sont donc concernés, de l’industrie aux viticulteurs, de la grande distribution au détaillant. Pour Marie Aubin : « Le potentiel de développement est basé sur la clientèle actuelle et notamment sur des besoins qui ne sont pas satisfaits : création graphique d’étiquettes, de supports de promotions imprimés, petite logistique, pose  d’étiquettes par exemple. D’autre part, des prestations complémentaires pourraient être proposées : conseil en communication et marketing, objets publicitaires, produits étiquette à développer : étiquettes « vertes », autocollants promotionnels etc. ». Bref, les marchés à conquérir sont vastes : collectivités locales, institutionnels, laboratoires pharmaceutiques, distributeurs, agroalimentaire…

Dans le monde de l’étiquette, comme partout, la tendance est au regroupement d'entreprises. Néanmoins, le fondateur, au moment de prendre sa retraite, a préféré assurer la pérennité de l'atelier d'impression qu'il a créé en 1976 avec sa femme. De son côté, après 15 ans dans le milieu artistique et une douzaine d'années dans la communication, Marie Aubin a trouvé l'entreprise Braizat idéale pour une reprise : sa taille, qui permet la polyvalence et des perspectives de développement, le produit attractif (l'étiquette, c'est beau, c’est varié, coloré, créatif… et c’est le premier pas du marketing), une situation financière saine, une clientèle fidèle.

« Economiquement parlant, le marché est en progression, tous les secteurs ayant besoin d'étiquettes ! »constate la jeune repreneuse. Et surtout, sa rencontre avec M. et Mme Braizat, s'est soldée par un accord parfait, une grande complicité et un accompagnement de plusieurs mois, ce qui est rassurant pour tous, cédants et repreneur. « J'apprécie la culture de Braizat Etiquettes, le service, leur réactivité, le goût du travail bien fait, la personnalité des créateurs. J'ai vite compris que les clients comptent sur eux et ça me plaît de continuer sur cette voie » ajoute l'ancienne Directrice du Développement d'Idéal Productions. Grâce à l'excellente ambiance qui règne entre Marie et le couple Braizat, tout est en place pour une reprise en douceur : les clients actuels fournissent un CA constant, le marché à prospecter est là aussi, le matériel est en place, entretenu, en production, le personnel est recruté conjointement entre le cédant qui en assure la formation et la repreneuse. tout l’historique et l’activité courante reste en place (bureaux, ordinateurs, fichiers, modèles d’étiquettes, découpes, films, clichés…).

La production repartira sans interruption puisque la nouvelle société reprend dans les mêmes locaux. Les machines restent en place avec le personnel de production prêt à être recruté par la nouvelle structure. En outre, M. et Mme Braizat restent le temps nécessaire pour le passage de relais, un temps de reprise fixé à 2 ans. Ce challenge n'effraie nullement Marie Aubin qui dans le passé à déjà su relever de sacrés défis économiques.

« Quand j’ai intégré Idéal Productions en 1999 pour développer l’activité web, la situation financière de la société était assez catastrophique ! Avec notre équipe très motivée de 3 personnes, nous avons redressé cette petite boîte de production et elle est devenue une agence de communication. Quand je suis partie en décembre 2008, l’entreprise avait multiplié par 4 son CA en 8 ans, et comptait un effectif de 12 personnes ! » Effectivement, une jolie performance ! « Depuis début 2009, je cherchais une TPE saine financièrement, avec encore un potentiel à développer, sur un marché de niche en développement, qui ne nécessite pas d’expertise technique du dirigeant : une cession "en douceur" : recrutement et formation d’une équipe de production en accord cédant/repreneur, un accompagnement conséquent et adapté par les cédants »

Pour la reprise, Marie a créé une SARL au capital de 10 KE qui reprend le fonds de commerce, l’activité et l'appellation commerciale Braizat Etiquettes (13 rue Gustave Eiffel à Villeneuve la Guyard). Côté développement, la néo repreneuse a commencé à explorer la voie de la prospection en ligne. Un travail qui donne des fruits. Le nouveau site www.braizat-etiquettes.fr est bien visible sur Google et apporte plusieurs contacts par semaine. Des salons (industrie, cosmétique, distribution et communication) en fin d’année et la création de nouveaux services (infographie, étiquetage etc.) permettront un développement en douceur qui installera l’équipe nouvellement étoffée. « Je souhaite prendre mon temps pour grandir, et surtout que les gens de mon équipe se sentent bien, effectuent du bon travail avec plaisir et soient fiers de travailler pour leur entreprise »

Dans cette aventure, elle a reçu le soutien de la CCI de l’Yonne qui a trouvé l’entreprise à reprendre, et de Yonne Active Création qui lui a apporté son aide financière et son expertise. Elle a aussi bénéficié du soutien de sa famille et de ses amis, un soutien sans faille. En ces périodes difficiles, il est toujours appréciable d'être soutenu par ses proches.

GILLES CARVOYEUR

 
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