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04/04/2010

TOULOUSE : Lâché par sa banque, Marc, à la tête d'une solide PME, ruiné, va bientôt se retrouver à la rue !

Voici la triste histoire d’un couple de trentenaires qui a voulu se bâtir un patrimoine pour ses enfants et ses vieux jours et… qui va se retrouver à la rue à cause du manque d'humanité du Crédit Agricole dont les responsables ont les yeux rivés sur les très chers bonus et autres riches dividendes ! Résultat : le couple ne trouve plus le sommeil, a perdu l'appétit et se désespère devant cette vie qu'il n'a pas souhaité. Il a frappé à toutes les portes. En vain. L'entreprise va déposer le bilan car elle a trop cumulé de dettes, au moment de sa création. Un fardeau insupportable qui va conduire Marc Arcari àPhoto Marc Aracri 2.JPG vendre la maison construite de ses mains !

 

Aujourd'hui, l'entreprise, installée dans la banlieue de Toulouse (Haute-Garonne - France) fait face à une situation incompréhensible : elle a des clients mais pas assez d'argent pour payer la totalité des factures des fournisseurs et les charges accumulés depuis 2009. Sans parler du montant vertigineux des frais bancaires ! Un découvert exceptionnel de 20 000 euros a été demandée en juin 2009 via le Médiateur du crédit. Refusé !

Le couple a effectué une demande de crédit de restructuration à hauteur de 45 000 euro. Encore refusé ! Pour le Crédit Agricole, c'est impossible puisque la PME est en interdit bancaire.

L'entrepreneur a écrit au Président Sarkozy. Suite à l'intervention présidentielle, le dossier est parti chez le Médiateur. Dans le même temps, un dossier CODEFI pour les charges a été accepté. Malheureusement, l'échéancier n'a pu être tenu et l'accord a été résilié aussitôt. Plus grave et étonnant : pour le Crédit Agricole, tous les comptes bancaires de la famille sont liés, alors que le couple est marié sous le régime de la séparation de biens.

« La seule solution serait d’hypothéquer notre résidence secondaire ainsi que la résidence principale pour obtenir un crédit de restructuration de 45 000 euros à hauteur des dettes des six premiers mois d’activité. Evidemment les mois passant, les dettes se sont accumulées. Notre engin de chantier va partir aux enchères. Payé 45 000 euros (avec une garantie oséo 50%), aujourd'hui la BNP en exige 67 519,17 euros ! Et cerise sur le gâteau, l'entreprise a encore des chantiers en cours de négociation pour un total de 140 000 euros couvrant largement la fin 2010 !» raconte Johanna, l'épouse de Marc Arcari.

Petit retour en arrière. A 23 ans, en avril 2002, Marc Arcari décide de créer sa propre entreprise artisanale de maçonnerie dans la région toulousaine. Pour le jeune homme, ce métier est une institution.

Issu d'une famille d’origine italienne, chez lui, on est maçon de père en fils. Ses frères aînés sont artisans. C'est donc tout naturellement que Marc s’installe à son compte. Profitant de la solidarité et de l'expérience familiales, les premiers chantiers sont amenés par ses frères, chacun se sous-traitant le chantiers au besoin.

Aussi, l’entreprise de Marc va vite se développer. Réalisant la première année, un CA d'environ 15 000 euros, les années suivantes le chiffre d'affaires va progresser pour atteindre 100 000 euros en 2006, c'est à dire multiplié par quatre en quatre ans ! Il faut dire que Marc ne compte pas ses heures travaillant près de 70 heures par semaine. Et depuis un an, vu ses difficultés financières, le jeune patron ne s'est pas payé un seul salaire !

En 2007, Marc travaille avec son cousin qui lui aussi a une entreprise.

A eux deux, ils développent leur savoir-faire dans une nouvelle niche : les constructions en brique à coller. Les choses se passent bien jusqu’à l’été 2007.

Mais, au retour des congés, son cousin disparaît de la circulation, obligeant Marc à repartir seul de zéro.

Toutefois, très travailleur, Marc remonte vite la pente et le CA s'en suit : le chiffre d’affaires de 2007 s’élève alors à 74 000 euros pour atteindre 97 100 euros en 2008 et 60 6700 euros en mai 2009.

«D'un point de vue bancaire, tout se passe correctement car les relations avec son directeur d’agence sont cordiales. D'ailleurs, en 2005, j'ai obtenu un crédit pour construire ma maison» raconte Marc. En 2007, le jeune chef d'entreprise obtient un crédit, auquel est associée sa compagne en tant que co emprunteur. Le couple veut investir dans une maison secondaire en Ariège.

Johanna a perdu sa mère. Suite à ce décès, elle a vendu la maison familiale. C'est pourquoi, elle a tout naturellement voulu investir dans une maison de vacances.

Mais à la fin 2007, le directeur de l’agence bancaire de Marc est muté.

« Son successeur a accepté dans un premier temps de faire un crédit de trésorerie à Marc, en exigeant, malgré tout, l’hypothèque de la maison principale en garantie, afin de lui permettre de payer les arriérés laissés par le cousin» se souvient le jeune toulousain.

Il s'agissait de repartir, d’autant que les clients recommencent à pointer le bout de leur nez. C'est à cette époque que les relations avec la banque vont commencer à se dégrader. Le chef d'entreprise constate une hausse subite et une multiplication infernale des frais bancaires.

«Malgré la hausse des frais bancaires, on tenait encore le coup. Non content de nous faire payer tous ces frais, les interdits bancaires ont commencé à pourrir notre existence. Cinq jusqu'en août 2008, tant et si bien que nous avons écrit afin de dénoncer ces procédures. Pour rien » se désole Marc Arcary.

Dans le même temps, la PME engrangeait de nouveaux chantiers. Aussi, la question de l’embauche s’est alors posée. En juillet 2008, Marc retrouve un ancien collègue avec lequel il travaillait auaparavant. Celui-ci lui explique qu’il veut monter sa propre affaire.

Hélas, les choses tournent mal pour lui et en septembre 2008, il demande à Marc de l’embaucher. «Super ! il fallait un salarié. Celui-ci tombe du ciel et en plus il est chef de chantier, compétent selon les souvenirs de Marc. Ok pour l’embauche» se souvient Johanna. Mais Marc n’a pas su entendre son comptable qui lui expliquait que ce salarié demandait un salaire démesuré !

«Un bon salarié, ça se paye» s'entêtait Marc. Bref, l'embauche est signée, avec à la clé une série d'avantages sociaux.

«Pas grave, se disait Marc puisque ce type bosse correctement».

Et tandis que les charges s'accumulent, la banque va facturer très cher cette mauvaise passe : l'entreprise est placée en interdiction bancaire.

«Pour le Crédt Agricole, le coupable est vite trouvé : les paiements des chantiers se font trop tard par rapport aux factures, résultat le compte courant tombe au pré contentieux. Seulement plus facile à dire qu'à faire car il est difficile d'exiger d’un client qu’il paye au moment voulu par le banquier, d'autant que les clients sont soumis aux attentes de déblocage des crédits. Par exemple, un de nos clients ne paye que trois semaines après la remise de facture car il attend que sa banque lui envoie le chèque, tout cela prenant trois semaines en moyenne ! Et même en avertissant le banquier des rentrées d’argent et en présentant les factures en attente de paiement, rien n’y a fait, c’est de la faute de Marc car il ne sait pas se faire payer à temps!» se désespère son épouse.

Cette arrogance est insupportable surtout venant de banquiers, payés à 35 heures par semaine, quand les jeunes patrons en font le double pour survivre. Ces banquiers, déconnectés de la réalité économique du pays, qui ont planté l'économie mondiale et perdu des milliards d'euros dans des transactions pourries, grâce à leurs chers traders, rémunérés à prix d'or sur le dos des travailleurs français ! 

06/12/2009

DOUBS : « Depuis que je suis au Crédit Agricole, je n'ai aucun problème »

 

32 ans installé depuis 2003, Alexandre Tuetey a repris des terres familiales souhaitant poursuivre l'exploitation agricole de ses parents

A la tête de 120 hectares, il se consacre à l'élevage, à la production de lait et de viande.

Par l'intermédiaire de la Banque Populaire, il avait fait construire une nouvelle une salle de traite pour un coût de 135 000, 00 Euros. Il remboursait 900 Euros par mois.

Dans le cadre de cet important investissement de mise aux normes, le jeune agricole n'avait pas reçu d'aides spécifiques dédiées d'ordinaire au secteur agricole.

 

« Mais, il y a un an et demi, j'ai fait le choix de quitter la Banque Populaire pour ouvrir un compte au Crédit Agricole.

A l'époque, j'avais des soucis énormes à la suite de l'incendie de mon bâtiment agricole, installé en plein centre de mon village. Je n'ai pas obtenu l'autorisation de le reconstruire sur place et j'ai donc du le construire à l'entrée de la bourgade.

A cette époque tout se passait bien avec la Banque Populaire mais il y a eu un changement à la tête de l'agence.

A partir de là, tout a empiré : la banque m'a sucré mon découvert qui était de 5000, 00 Euros par mois au départ. Malgré des recettes sur le compte, la banque m'a rejeté des chèques puis interdit bancaire. J'ai du payé 4 200, 00 Euros de timbres amendes !

Le seul discours du directeur était : « Ne soyez plus interdit bancaire ! »

J'ai donc quitté la BP, il y a bientôt deux ans.

De son côté, mon épouse m'enjoignait de quitter la banque depuis longtemps. Comme c'est elle qui s'occupe des comptes de la ferme, elle était bien placée pour voir la situation se dégrader.

Comme mon épouse avait son compte personnel au Crédit Agricole, cela m'a incité à la suivre.

Et depuis, tout va bien. Je n'ai aucun problème au Crédit Agricole.

Comme toute entreprise, le compte a des hauts et des bas. Dans ce cas là, le directeur m'appelle et me demande ce qu'on fait. La relation est tout de même beaucoup plus humaine.

Mon constat : j'aurais du partir beaucoup plus tôt de la Banque Populaire. En fait, le nouveau directeur de la BP voulait faire du zèle vis à vis de sa hiérarchie et cela explique en grande partie son attitude.

Cette situation de conflit permanent pèse très lourd dans votre vie personnelle et même physiquement. Cela peut vous détruire complètement.

D'ailleurs, je n'ai pas été épargné puisque mon épouse qui n'en pouvait plus de tous ces problèmes a finit par partir.

Comme elle gérait la comptabilité, elle avait les fournisseurs constamment au téléphone. Elle n'en pouvait plus

Aujourd'hui, je suis en instance de divorce.

En ce qui concerne le prêt du bâtiment, mon dossier était au contentieux.

L'affaire était au tribunal depuis deux ans. Et j'étais conseillé par un avocat du barreau de Dijon.

Le 1 er février 2010, le tribunal m'a donné raison : Sur 30 000 Euros réclamés par la Banque Populaire, le tribunal a reconnu que je ne devais régler que la moitié ».

 

Propos recueillis par GILLES CARVOYEUR

 Liste des portes paroles avec leur adresse mail:  DUCHENE Daniel (National + Bourgogne Franche Comté)/ danielduchene@laposte.net Mr COURVOISIER ( Territoire de Belfort) / daniel.courvoisier0547@orange.fr Mr MOTYL ( Région de Montbéliard) / frédéric.1974@live.fr Mr AUBIN ( Région des Vosges ) / aubin.christian@live.fr Mr PAQUIS ( Charente Maritime / paquis.claude@wanadoo.fr Mr MION (Région Nancy et Grand Est ) /librairiemion@wanadoo.fr 
 
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